UNE HEURE DANS LE BUREAU –
Chaque week-end, un dirigeant ouvre sa porte au Figaro. C’est au tour de Maître Laurent Merlet, associé du cabinet Artlaw.
Avant le bureau, il y a l’adresse. Certaines sont plus chics que d’autres. C’est le cas de celle du cabinet d’avocats Artlaw ; 260 boulevard Saint-Germain, entre le métro rue du Bac et Solférino. En ce début d’après-midi, un col blanc file hâtivement sur le large trottoir, possesseur d’un sac Cojean, dont il s’apprête probablement à engloutir le contenu sur son desk avant de commencer une nouvelle réunion. Le 260 est un immeuble exclusivement occupé par des entreprises ; des avocats, une banque privée, et au dernier étage, Cassina Poltrona Frau. Maître Laurent Merlet, cofondateur du cabinet, nous accueille avec un enthousiasme débordant, au 4e de l’immeuble haussmannien. L’unique appartement de l’étage, d’environ 250 mètres carrés. Cette adresse et ce bureau – comme souvent chez les avocats – est une histoire d’affect.
Une carrière intrinsèquement liée à Saint-Germain-des-Prés
Depuis 1993, Maître Laurent Merlet quitte son domicile situé de l’autre côté de la Seine, et traverse le jardin des Tuileries pour rejoindre ce bureau, qui était celui de son mentor, son premier et unique patron ; Georges Kiejman, décédé en mai 2023. “Tout vient de lui, ma carrière, mon réseau”, glisse Me Merlet d’un ton solennel en nous faisant entrer dans une grande salle de réunion tapissée de livres. C’est la collection personnelle de Me Kiejman, commencée à la fin des années 50. Davantage qu’une “salle de conférences” – le nom qui lui a été alloué – cette pièce est un sanctuaire. Elle est dédiée à la mémoire du grand avocat Georges Kiejman. “Ici…”





